LA FABRIQUE DU COMMUN

avec l’Université Libre de Bruxelles

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Il a été proposé aux étudiants de Master 1 de journalisme de l’EUJB de développer un long format web, mêlant textes, sons et images à partir d’un mot-thématique. Une opportunité pour les apprentis journalistes de s’inscrire dans une temporalité plus longue, qui n’est pas celle de l’actualité chaude, de prendre le temps de travailler en profondeur et d’explorer les multiples facettes d’un mot-thématique, le tout avec un regard et un traitement journalistiques.

Dans ce contexte, l’équipe enseignante a sollicité Papier Machine pour travailler avec les étudiant.e.s autour du mot-thème choisi : « commun » et leur transmettre son approche à la fois indisciplinée, rigoureuse et critique du langage.

Un premier atelier collectif a permis de réfléchir et rebondir sur le mot mais aussi les mots en général, comment on les emploie, ce qu’on en fait, l’attention qu’on y porte, puis un travail a été réalisé avec chaque groupe pour préciser le choix des sujets.

Les réalisations sont visibles en ligne.



  L’APRES-MONDE AU LAC

octobre 2016

Le monde tel que nous le connaissions n’existe plus. Les raisons de cette apocalypse sont incertaines. L’humanité ne survit guère qu’en petits groupes isolés. Le territoire de bruxelles est disputé par six équipes plus ou moins rivales. Chacune d’entre elles doit monter son camp pour se défendre et tenter de produire une édition originale, manifeste de leurs idéologies, afin de convaincre les autres survivants isolés de rejoindre leur équipe.

BICHEL EDITION/BIOHARDCORE/KOMPOST/SANSTITRE/SUPERSTRUCTURE/SOLDESALMANACH/PAPIER MACHINE
se disputent la part du réel à coup d’édition au lac.

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Considérant avec satisfaction la fin de l’ancien monde et avec jubilation les horizons de cet après-monde, nous pensons qu’il serait de bon ton de modeler les bonnes briques avant de penser à reconstruire quoi que ce soit, à commencer par notre langage.

 

Dans l’ancien monde, chaque nouveau peuple, chaque nouvelle « civilisation » s’entêtait à vouloir commencer par tout nommer. Ceci sera la nuit, cela sera l’amour, ce machin sera un tapir.

 

On se battait pour savoir si le langage était naturellement venu aux hommes, le bruit des mots faisant écho au bruit des choses, ou s’il avait été inventé de toutes pièces par choix arbitraire.

14918927_1799937586886090_5460077663646449979_oEt si ces deux propositions en occultaient une troisième? Et si le langage était en réalité, une créature autonome qui existait avant nous et qui existera après nous.

 

Nous croyons à cette troisième hypothèse

[…]D’avoir fixé les mots nous a mené au chaos, chaos néo-originel dont nous devons nous extraire en libérant les mots de leurs faux corolaires.

 

Nous, peuple de la gomme, espérons déchiffrer, puis comprendre la vie des mots, à travers l’étude de leur comportement, leur déplacement, glissements, mutations afin d’établir une biologie détaillé que nous pourrons alors partager aux autres peuples, si peuples survivants il y a. »

Extrait de la Préface à l’Encyclopédie de l’Après-Monde dont la première rédaction est attribuée à Papier Machine.


 L’AMOUR ACTE 1 – DRAMATURGIES CIRCULAIRES

avec Kompost dans le cadre de leur résidence à La Bellone

Avril 2016

13076609_10154125380054911_8825788733452666070_n« Comment « circulent » les langages et les approches (artistiques, théoriques, mystiques, mythologiques ou politiques…) lorsqu’ils se branchent à la question amoureuse? Qu’est ce que l’amour donne à écrire? Qu’est ce que l’amour donne à inscrire ? ancrer ? faire durer ? En une séquence où le « réalisme politique » nous demande de réagir à une supposée haine nouvelle, kom.post trace une ligne oblique en direction de ce qui, en nous, est encore peut-être en mesure de proposer non des réponses, mais des questions sans anticipation : le sentiment amoureux. En un temps où l’urgence et l’austérité mènent la danse, cette soirée invite à bouger autrement et à prendre le temps de savourer, sans économie le choc des hétérogènes et des improbables. « Nous sommes au tout début vois-tu?”

kom.post,12990833_10154125379854911_5974789239277866828_n est un collectif interdisciplinaire, qui se pense comme un processus de créations répétées, non orienté par une fin productive unique, et devant sans cesse repenser ses formats et outils en regard des contextes (géographiques, sociétaux, politiques) dans lesquels il intervient.

Pour sa résidence à la Bellone, autour des Dramaturgies Circulaires, le collectif à solliciter Valentine Bonomo de Papier Machine et Jérôme Poloczek, proche collaborateur, pour concevoir un établi éditorial, procédé d’édition in situ et participatif, destiné à recueillir tout au long de la soirée des idées, impressions, réflexions et sentiments des participants, constituant ainsi une trace et une base de travail pour le reste de la résidence.

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Papier Machine te perd et sème la confusion à la FOIRE ATTRACTION des Halles de Schaerbeek

Février 2016

 

La Foire Attraction – un événement populaire qui mêle le ludique à l’artistique, l’attraction à la création. Son édition 2016 s’est autour du labyrinthe !

12747234_1019597951461153_8546614361562038910_oDans ce labyrinthe, l’instinct devait être le guide. Il s’est agit de retrouver ou tracer son chemin dans une installation mouvante qui ayant envahi l’ensemble des espaces des Halles, ainsi que ceux de la Maison des Arts.

Entre impasses et obstacles, créativité et témérité, des découvertes et surprises cachées dans tous les coins…

Papier Machine a conçu pour l’occasion une signalétique à contre-emploi.

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